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Le Centre spirituel et culturel orthodoxe

24 octobre 2016 Inauguré la semaine dernière, le Centre spirituel et culturel orthodoxe à Paris à deux pas de la Tour Eiffel, sur le quai Branly, face au pont de l'Alma ne passe pas inaperçu. Avec ses cinq bulbes dorés et son grand dôme qui culmine à 37 mètres, l’ensemble de quatre bâtiments est signé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.




Occupé à l’origine par le siège de Météo France, le site qui accueille le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe (CSCOR) se situe en bordure des berges de la Seine, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco, à proximité immédiate de plusieurs sites touristiques très fréquentés. Le projet est contigu au Palais de l’Alma et bâti non loin de la Tour Eiffel, du Musée du quai Branly, de l’Esplanade des Invalides rive gauche, du Grand Palais et du Musée d’Art Moderne rive droite.  La mission du CSCOR est de faire connaître à un large public la richesse culturelle et spirituelle de la Russie, de promouvoir l’apprentissage de la langue russe en France, tout en contribuant au développement des relations franco-russes.
Le programme se compose de quatre bâtiments conçus pour entrer en résonnance aussi bien entre eux qu’avec les bâtiments alentour, constituant ainsi un ensemble harmonieux et intégré au tissu urbain existant : un centre culturel (bâtiment Branly), comprenant deux salles d’exposition ; la cathédrale orthodoxe de la sainte-trinité ; ?un centre administratif (bâtiment rapp), comprenant un auditorium de 209 places et son foyer, des bureaux du service culturel de l’ambassade de Russie en France ainsi que des appartements pour les employées du centre ; un pôle éducatif (bâtiment université) qui pourra accueillir jusqu’à 150 élèves (enfants et adultes), comprenant des salles de classe et des ateliers, une bibliothèque et une cour avec un préau. 
Une attention particulière a été portée au volet paysager ainsi qu’aux transitions avec l’espace public afin de permettre une insertion fine des bâtiments dans leur environnement. On obtient ainsi une parcelle ouverte et aérée présentant une typologie (bâti + jardin) typique du 7ème arrondissement.

La structure de l’église a été réalisée en béton armé avant de recevoir les parements de façade en pierre à l’extérieur et l’enduit pour les fresques à l’intérieur. Les voiles de façade (murs) mesurent 17 m de hauteur, 20 m de largeur et 48 cm d’épaisseur. Le choix de la pierre noble de Massangis, en provenance de Bourgogne qui recouvre notamment le pont d’Iéna, le Musée d’Art Moderne, ou encore les bâtiments du Trocadéro, renforce l’identité parisienne du Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe. Pas moins de 12 000 modules aux multiples profils, dont 72 profils uniques pour la Cathédrale et 25 pour les bâtiments Branly, Rapp et Université, constituent des façades dynamiques qui jouent avec la lumière, et en présentent de subtiles nuances. 

Maître d’ouvrage : Fédération de Russie

Maître d’œuvre architecturale : Wilmotte & Associés

Maîtrise d’œuvre de conception et d’exécution  : Bouygues Bâtiment Ile-de-France 

Crédit photo : ©Augusto Da Silva - Agence GRAPHIX 

Cathédrale russe à Paris

Cathédrale russe à Paris

Cathédrale russe à Paris

Cathédrale russe à Paris

Cathédrale russe à Paris


Les bulbes sont caractéristiques de l’architecture religieuse orthodoxe russe. Leur nombre peut varier mais ils sont généralement 5, comme sur la nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité. Le grand bulbe et les 4 plus petits symbolisent le Christ et les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Les bulbes, traditionnellement constitués d’une charpente en bois ou en métal et recouverts de feuilles de cuivre dorées, d’ardoise ou de céramique, présentent généralement une surface à « facettes ». Pour obtenir des bulbes totalement lisses, Bouygues Bâtiment Ile-de- France a décidé d’utiliser des matériaux composites et a fait appel à l’entreprise Multiplast basée à Vannes, experte dans la fabrication de grands multicoques de course.

La fabrication des 5 bulbes a démarré au mois de juin 2015 par la création des moules spécifiques à chaque pétale. Le grand bulbe se compose de 8 pétales inférieurs, de 4 pétales supérieurs et d’un cône terminal supportant la croix. Les 4 petits bulbes se composent de trois pétales et d’un cône terminal

Pour réaliser un pétale, chaque moule est drapé de 3 épaisseurs de fibre de verre. La fibrebre est ensuite recouverte d’une mousse thermoplastique de 50 mm d’épaisseur, elle-même recouverte de 3 autres épaisseurs de fibre de verre. 

Cette technique présente le double avantage de réduire considérablement le poids des bulbes (le grand bulbe qui aurait pesé 42 tonnes en matériaux traditionnels ne pèse plus ici que 8 tonnes) ainsi que le délai global d’exécution, les bulbes étant préfabriqués pendant l’exécution du gros œuvre.démoulé, assemblé pour vérifier l’ajustage, puis préparé à recevoir la dorure en atelier.

Une fois dorés, les bulbes ont été démontés puis transportés par convoi exceptionnel sur le chantier à Paris où ils ont été assemblés au sol.

 

 

Cathédrale russe à Paris

Cathédrale russe à Paris


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